Bettina De Pauw

Envie de partage
Avec Catherine  stagiaire 
….
Est-ce un hasard si nous venions de suivre ensemble le module de formation animé avec tant de
sensibilité, de spiritualité et d’humanité par Bettina de Pauw? Sans doute. Mais ses
enseignements m’ont accompagnée et soutenue pendant toutes les épreuves
personnelles que j’ai dû affronter au cours de la première vague pandémique. Je me
souviens avec beaucoup d’émotion qu’il était question des effets de l’Amour et de la
compassion dans le lien instauré entre l’accompagnant et l’accompagné vivant ses
derniers instants… «Au seuil du grand voyage»….

Si nous avons tous été plus ou moins transformés par cette période de crise marquée
par le travail de la mort, il en va de même pour notre manière d’envisager et d’aborder désormais l’accompagnement des personnes gravement malades ou en fin de vie dans le cadre de l ’association. Le sentiment d’impuissance auquel nous avons été confrontés nous a fait gagner en humilité, nous renvoyant à notre propre vulnérabilité et nous permettant potentiellement de mieux comprendre–au sens de prendre avec/en nous- d’accueillir et de nous laisser toucher par celle des patients ou résidants auxquels nous offrons simplement une présence authentique, d’humain à humain. « Ainsi la mort nous enseigne comment vivre […] dans la joie du moment présent » écrivait Bettina de Pauw. Elle nous enseigne également comment accompagner la vie jusqu’à la fin.


L’extrême solitude des mourants à l’hôpital ou en EHPAD ainsi que la gestion
expéditive et déshumanisée des personnes décédées, nous ont à tous fait violence,
au-delà de la détresse sans nom dans laquelle elles ont plongés les familles et les
soignants. Me revient à nouveau en mémoire l’intervention de Bettina de Pauw et
l’accent mis sur l’importance pour la personne en fin de vie de se sentir digne d’être
aimée et respectée à l’heure où carapaces et défenses tombent pour dévoiler l’être
(l’âme?) dans ce qu’il (elle) a de plus authentique, aux prises avec les blessures de
toute une vie. C’est en s’adressant avec amour à ce niveau vulnérable et intime de
l’être, disait-elle, que peut s’opérer le processus actif de mourir, ce lâcher prise, cet
abandon à ce qui est plus grand que soi. Cela pose de manière aigüe la question du
choix de mourir chez soi, dans son lieu de vie, entouré de visages et de présences
connus et aimés, plutôt que de n’être dans ce contexte de pandémie, qu’un numéro
en service de réanimation, comme rayé de la carte, annulé en tant qu’être humain.
Enfin, pour finir sur une note positive, nous avons tous constaté combien cette crise a également favorisé la créativité….

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